Problèmes nasaux causés par la pollution ou changements climatiques

Pourquoi certains nez sont particulièrement sensibles aux changements climatiques ou à la pollution ?

Capsinol

Être souffrant d’une rhinite vasomotrice veut en général simplement dire qu’on a une sensibilité à une ou plusieurs substances. Une forte odeur, de l’alcool ou de l’humidité dans l’air peut provoquer de grandes crises nasales. Ces crises s’expliquent médicalement. Pour faire cela nous devons examiner la muqueuse nasale de plus prêt.

Il est connu que la muqueuse nasale chauffe l’air que nous aspirons grâce à ses nombreux vaisseaux sanguins. Les cils veillent à ce que cet air soit purifié des particules de poussière et des bactéries. La muqueuse nasale produit également de la morve qui contient de la matière anti bactériale. Nous voyons lorsque nous plaçons la muqueuse nasale sous le microscope, qu’elle est couverte de fibres nerveuses.

Ces fibres servent à détecter les différents changements dans la cavité nasale. Ainsi il y a des fibres nerveuses sensibles aux substances irritantes. Ces fibres, qu’on appelle les chimiorécepteurs nous protègent afin de ne pas inhaler des particules dangereuses. D’autres fibres nerveuses, les mécanorécepteurs, sont particulièrement sensibles aux stimuli tactiles. Les thermorécepteurs « sentent » les changements de température.

A leur tour chacune de ces fibres portent ce qu’on appelle des Transient Receptor Potential ou simplement TRP. Les TRP sont des minuscules canaux qui transmettent l’information de l’environnement, comme la température ou l’humidité, à la cellule. Ils sont présents dans une grande variété de cellules dans notre corps. Des recherches montrent qu’une trop grande quantité des ces canaux pose des problèmes.

Ce sont en particulier les canaux que nous connaissons sous le nom « TRPV1 » qui sont présents en quantités excessives chez des gens ayant des sensibilités naseaux. La bonne nouvelle est que ces canaux sont activés par la capsaïcine (la substance qui donne de la chaleur au piment). Exposé à des doses puissantes les fibres nerveuses contenant trop de TRPV1 se font détruire alors que celles qui ont une quantité de TRPV1 normale ne sont pas touchées. La capsaïcine ne met malheureusement pas fin à ce problème permanent mais le temps que d’autres fibres surdosées en des TRPV1 se produisent.

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